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 lectures sur scène Frédérique Bruyas lectrice publique


Mon goût profond pour la parole adressée, une parole à l'écriture singulière, musicale, et le dénuement de cette parole transmise le livre en main, m'ont amenée à appréhender chaque texte comme une "partition de paroles" et chaque lecture publique comme une "mise en scène" des œuvres littéraires. Les programmes de lectures thématiques présentés ci-après peuvent être adaptés ou même croisés.
Il m’est aussi possible de concevoir la création d’autres programmes selon les thèmes souhaités : actualité, évènements littéraires...
(Durée d'une lecture environ 1 heure)

Jacques Rebotier Lettre aux illetristes

LETTRE AUX ILLETTRISTES

Lecture intégrale de  Lettre aux illettristes de Jacques Rebotier
(Editions URDLA parution mars 2008)
Lettre aux illettristes met en voix deux personnages : l'un, ivre de continuum, pour qui les mots, les livres, les lettres mêmes, sont de petites prisons, rêve, tête dans le ciel, d'une pensée sans barrières ; l'autre, pieds bien sur la terre, sait que la culture est dans nos sociétés un indispensable outil, une arme, un bouclier. Dialogue, si l'on veut, d'une poétique et d'un politique. Mais les pistes sont brouillées, car c'est la même personne qui parle, et elle glisse insensiblement d'une position à l'autre ! Sans doute nous laisse-t-elle sans solution (de continuité en tout cas). Rançon du cours dissolu de toute pensée.
Jacques Rebotier


Ce texte est le fruit d'une commande d'écriture de l'association LECTURES & LECTEURS dirigée par Etienne Charasson. Le thème de l'illettrisme est en lien direct avec le projet de cette association : faire découvrir aux détenus des Maisons d'Arrêt de Cahors et de Rodez des écritures d'auteurs contemporains. J'ai créé  Lettre aux illettristes en lecture à voix haute au Tribunal d'Instance de Cahors, j'en garde une très vive émotion. Ce texte à la fois érudit, politique et poétique est au cœur de mon questionnement sur l'écriture, l'oralité et la société. Comme toujours avec Jacques Rebotier la pensée se cherche, s'interroge et déroule le fil de sa parole, qui s'emballe, se suspend, et se libère à nouveau dans le mouvement de la pensée.
Frédérique Bruyas












 
scènes de lectures

SCÈNES DE LECTURES

Gustave Flaubert, James Joyce, Léon Tolstoï, Daniel Defoe, Italo Calvino, Miguel de Cervantes, Jorge Luis Borges, Ludmila Oulitskaïa, Witold Gombrowicz, Julio Cortazar...
Quel est le fil conducteur de ce programme ?
La lecture est une scène humaine où se joue  un échange permanent entre l'imaginaire et le réel. De nombreux auteurs ont eu l'idée d'écrire une scène où la lecture elle-même s'inscrit dans la trame du roman. Quelqu'un lit un roman dans un roman. 
Pourriez-vous citer un exemple chez un auteur en particulier ?
Je pense à Molly Bloom qui se réveille livre en main, à Anna Karénine qui apparaît en train de lire un roman anglais dans un train. Je pense aussi à Sonietchka le roman de Ludmila Oulitskaïa qui s'ouvre et se ferme sur une scène de lecture, et puis à tellement d'autres, Flaubert, Borges...
Quelle sensation éprouvez-vous à la lecture de ce programme original ?
Lire à voix haute, c'est aussi créer une scène de lecture: une lectrice lit en public une scène de lecture à l'intérieur d'un livre. Cette mise en abyme est un peu vertigineuse, non ?





   
Femmes de lettres africaines

FEMMES DE LETTRES AFRICAINES

Léonora Miano (Cameroun), Ken Bugul (Sénégal), Rajae Benchemsi (Maroc), Joyce Mansour (Egypte), Véronique Tadjo (Côte d'Ivoire), Fatou Diome (Sénégal)...
Quels sont les thèmes abordés par les auteures que vous avez choisies de lire pour ce programme ?
Des voix de femmes africaines qui osent dire les fléaux mais aussi les espoirs d'un continent, l'Afrique. C'est pour cette raison qui j'ai souhaité sous-titrer cette lecture par cette formule,  "celles-qui-brisent-les-tabous".
Les textes que vous avez sélectionnés sont parfois assez "forts", quelle est la réaction du public ?
Le public ressent pour chacune d'elles le courage, la conscience et toute la force de l'acte d'écrire.
Vous connaissez personnellement Léonora Miano, quelques mots sur votre rencontre ?
J'ai rencontré une femme à la parole généreuse, qui sait créer avec le public une relation faite d'attention, d'intelligence et de franchise.
Vous avez par ailleurs réalisé un travail de création original dédié à l'œuvre de Joyce Mansour ?
Oui, j'ai enregistré un DVD consacré à l'oeuvre de Joyce Mansour avec le sound-designer et vidéaste wall°ich. Nous avons voulu donner à voir et à entendre, l'écriture de Joyce Mansour, innervée par la question du corps qui participe à la violence du monde.







   
nouvelles étrangères

NOUVELLES ÉTRANGÈRES

Alessandro Baricco, Juan Rulfo, Mohamed Dib, Dimitris Dimitriadis, Fédor Dostoïevki, Carson Mac Cullers, Ludmila Oulitskaïa, Jorge Luis Borges, Dino Buzzati, Frankétienne, Emilia Pardo Bazan, Edgar Poe, Junichiro Tanizaki, Anton Tchekhov, Amos Tutuola, Amin Zaoui, Camilo José Cela, Richard Brautigan, Salah Al Hamdani...
Vous proposez ici un véritable "tour du monde littéraire", ce programme de lecture est probablement en constante évolution?
Oui, je le vis comme un voyage infini dans l’immense répertoire de littérature étrangère dont nous disposons grâce à l'actualité éditoriale mais surtout au travail perpétuel des traducteurs.
Ces auteurs ont-ils un point commun, quels sont vos critères de choix ?
Chaque programme "Nouvelles Etrangères" se construit à partir d'un itinéraire géographique déterminé qui peut être par exemple "L’imaginaire sud-américain" ou "L’écriture contemporaine du pourtour méditerranéen", "Les femmes de lettres africaines", mais bien d'autres escales littéraires sont possibles...
Vous avez récemment présenté une lecture publique bilingue en compagnie de l'auteur Irakien Salah Al Hamdani, que peut finalement apporter cette expérience à l'auditeur francophone ?
Chaque fois qu’il est possible d’allier à cette découverte d’auteurs littéraires étrangers le son de la langue qui les a portés, c’est une émotion musicale irremplaçable. Il y a une compréhension qui passe par l’énergie propre à chaque langue que la plus belle des traductions ne peut rendre. J’aimerais pouvoir trouver d'autres complicités pour mes prochaines lectures publiques "Nouvelles Étrangères".














   
animaux à paroles

ANIMAUX À PAROLES

Francis Ponge, Gustave Flaubert,  Victor Hugo, Jean Giono, Jean de la Fontaine, Jacques Rebotier, Nâzim Hikmet, Farid-ud-Din Attar, Ambroise Paré, Jérôme Garcin, Edna O'Brien, Claude Pujade Renaud, Arno Calleja, Jean Anouilh, Zyranna Zateli, Jean-Luc Parant, Arto Paasilinna, George Orwell...
Vous semblez avoir une relation particulière vis-à-vis des animaux, retrouvez-vous parfois cette relation personnelle et intime chez certains auteurs ?
En présence des animaux, mon sentiment est simple, évident, direct, dénué de la complexité des sentiments humains. À ce titre les auteurs que j’aime et qui de plus donnent la parole à ceux qui en sont privés me touchent intimement.
Pourriez-vous citer un exemple précis chez un auteur où cette relation vous semble la plus proche ?
Francis Ponge qui dans cette formule géniale dit tout : «Hommes, animaux à paroles, nous sommes les otages du monde muet.»
Les œuvres littéraires sur ce sujet sont nombreuses quels ont été vos critères de choix ?
Quand je me dis en lisant : "Mais c’est exactement ça !"
Qu’aimeriez-vous entendre de la bouche d’un auditeur à l’issue de votre lecture publique ?
La même chose.






   
Francis Ponge Le regard de telle sorte qu'on le parle

LE REGARD DE FRANCIS PONGE

Textes extraits de La rage de l'expression, Le parti pris des choses, Nouveau recueil, Nouveau nouveau recueil, Pour un Malherbe...
Francis Ponge : Le-regard-de-telle-sorte-qu'on-le-parle. Pourquoi avoir choisi cette phrase comme sous-titre à votre lecture en hommage au poète ?
Cette formule "pongienne" par excellence dit tout. Saisie par la joie de voir comme pour la première fois, le poème réalise le paradoxe qu'est le langage : notre enferment et notre fenêtre sur le dehors.
Comment vous est venue l'idée de présenter votre montage de textes et poèmes sous la forme d'un abécédaire ?
Francis Ponge rêvait de rassembler ses "proêmes" dans ce qu'il appelait son "dictionnaire sensible". C'est ce désir qui a guidé la forme et le choix de mon programme où chacune des lettres donne la parole à l'objet, la chose muette.
Quels sont les objets dont la description de Ponge vous touche particulièrement ?
Il y a Le Mimosa pour sa délicatesse, La Serviette éponge pour son humour, Le Lézard pour sa virtuosité et...beaucoup d'autres.
Vous parlez de "poète-totem", l'écriture de Francis Ponge tient une place de première importance pour vous n'est-ce-pas?
Comme Ponge pour qui les objets lui tenaient lieu de "plomb dans la tête" et bien pour moi cette toute l'oeuvre de Ponge qui m'enracine dans le monde et dans ma langue.










   
l'écriture-femme

L'ÉCRITURE-FEMME

Marguerite Duras, Merce Rodoreda, Joyce Mansour, Louise Ackermann, Anna Akhmatova, Sylvie Germain, Huguette Légaré,  Virginia Woolf, Gertrude Stein, Claude Pujade Renaud, Marguerite Yourcenar, Louise de Vilmorin, Camille Laurens,  Hélène Bessette,  Emily Dickinson, Karen Blixen, Brigitte Fontaine...
Voyez-vous une spécificité féminine de l’écriture ?
L’écriture au féminin sait particulièrement bien parler d’amour, de passion, de la complexité des sentiments et de la violence des corps.
Ces femmes écrivains ne sont-elles pas en quelque sorte les «héritières» de Virginia Woolf ?
Des femmes ont écrit bien avant Virginia Woolf mais c’est elle qui avec «Une chambre à soi» et même «Trois guinées» rappellent qu’il y a des conditions sociales et économiques sans lesquelles il est presque impossible à l’écriture d’advenir aux femmes.
Quelles sont les principaux thèmes qui se dégagent de votre programme ?
L’amour physique, la difficulté d’aimer, la perte de l’être aimé, le crime passionnel, la métamorphose ...
Ces mots de femmes lus par une femme ont-ils une résonnance particulière pour l’auditeur ? 
Je sens que ces mots-là me vont bien mais je me garderai bien de dire que les mots des femmes écrivains vont mieux aux femmes !








   
écrivains-voyageurs

ÉCRIVAINS VOYAGEURS

Henry Miller, Nicolas Bouvier, Joseph Conrad, Gustave Flaubert, Charles Baudelaire, Henri Michaux, Jacques Meunier, Isabelle Eberhardt, Blaise Cendrars, Anton Tchekhov, Jacques Lacarrière, Victor Ségalen, Kenneth White, Ella Maillart, Bruce Chatwin...
Vous avez beaucoup voyager, vos voyages vous permettent-ils de mieux comprendre les raisons du voyage ?
Je crois qu'elles sont toujours les mêmes et en même temps c'est une telle confrontation de soi avec le monde qu'elles sont toujours liées intimement à celui qui voyage. Les auteurs de ce programme ont eu besoin de ce déplacement physique dans l’espace pour écrire et en cela le terme écrivain-voyageur forme un couple indissociable.
Il semble qu’un de vos écrivains favoris soit Nicolas Bouvier, pour quelles raisons ?
Nicolas Bouvier est attiré par l’Est du monde comme je peux l’être moi-même, il aime aussi profondément les musiques du monde et se situe toujours à la frontière fragile entre présence/absence, vie/mort…sans jamais en faire le choix.
Proposez-vous une présentation de chaque livre-voyage pour introduire la lecture des extraits choisis?
Oui, chacune de ses quêtes voyageuses ont besoin d'être situées dans l'espace et le temps pour l'auditeur.






   
lettres intimes

LETTRES INTIMES

George Sand, Guillaume Apollinaire, Dylan Thomas,  Alain Fournier, Edith Piaf, Joë Bousquet, Gustave Flaubert, Victor Hugo, Fernando Pessoa, Francis Ponge, Serge Gainsbourg, Dino Buzzati, Ingeborg Bachmann...
Peut-on dire que la lettre intime  est le miroir des rapports humains à une époque donnée ?
Il est évident que la lettre intime fait date non pas dans la profondeur des sentiments mais dans les mots pour les dire. Elle se situe immédiatement dans le temps et au centre des milieux sociaux en présence.
Ne ressentez-vous pas une certaine impudeur à lire à voix haute des lettres destinées à être lues dans le secret de l’intimité ?
Ces lettres sont celles de personnes publiques qui savaient qu’elles seraient publiées un jour ou l’autre et en cela je n’ai nullement l’impression de dévoyer cette intimité.
Quelle ambiance se dégage de votre lecture ?
L’auditeur se reconnaît au détour de l’une ou l’autre de ces lettres. La connivence est palpable, celle de l’expérience de chacun. La lettre intime nous relie très simplement.



les virtuoses de l'écriture

LES VIRTUOSES DE L'ÉCRITURE

Victor Hugo, James Joyce,  Gustave Flaubert, Charles Baudelaire, Louis-Ferdinand Céline, Marcel Proust, Jean Giono, Roger Caillois, Francis Ponge, Valère Novarina...
Ce programme vous tient particulièrement à cœur, pourquoi ?
Ce sont ces pages-là qui m’ont donné le désir de devenir lectrice-publique.
Parlez-nous de la dimension sonore et musicale de certaines écritures ?
Non seulement ces écritures ne lâchent jamais en route la sensualité propre aux sons de la langue mais elles en inventent d’autres qu’on n’avait encore jamais entendues. Elles réveillent notre appétit de mots, de musique.
Virtuosité de l’écrivain mais aussi virtuosité du lecteur à voix haute, la lecture de ces pages vous demande-t-elle un travail technique particulier un peu comme le musicien fait ses gammes ?
Bien sûr les difficultés techniques existent et sont terriblement excitantes. Mais c’est précisément dans la nécessité à dire les choses avec ces mots-là, cette énergie-là que l’auteur nous propulse à des vitesses et des intensités qui sont autant de défis pour la lecture à voix haute.
Éprouvez-vous comme une sorte de jubilation à lire ces pages à voix haute ?
Le corps et l’esprit se mobilisent dans la tension de l’écriture à dire et cela est proprement jubilatoire.

Certaines pages sont très connues, dans ce cas qu’apporte un tel programme à l’auditeur ?
La confirmation que certains textes dépassent ceux qui les ont écrits, et que l’élan de l’écriture qui les a traversés, nous traversent encore.














 
enfances

ENFANCES

Nathalie Sarraute, Zyranna Zateli, Hugo Hamilton, Jacques Rebotier, Frédéric Clément, Agota Kristof, Tomi Ungerer, Selma Lagerlöf, Goliarda Sapienza, Peter Handke, Philippe Claudel, Tarjei Vesaas, Elsa Morante, Henri Michaux...
Ces histoires d’enfances sont-elles des souvenirs vécus ou des fictions ou peut-être les deux ?
Ces histoires d’enfances sont presque toujours autobiographiques mais les auteurs aiment à brouiller les pistes.
L’écoute de certaines histoires réveille en nous des sensations et sentiments qui semblent nous avoir quittés depuis longtemps. Avez-vous un exemple évident extrait d’une des histoires de votre programme ?
Il peut bien entendu y avoir un souvenir qui ressemble étrangement à notre propre histoire mais ce qui me semble le plus troublant est le pouvoir qu’ont ces textes à réveiller ce rapport au temps et à l’espace qui semble infini dans l’enfance.
Quelles sont les réactions du public à l’issue de votre lecture?
Le trouble de se sentir encore un enfant dans son corps d'adulte. 






   

PORTRAITS LITTÉRAIRES

Pascal Quignard, Jean Giono, Laurent Gaudé, Michel Déon, Pierre Michon, Gustave Flaubert, Honoré de Balzac, Alphonse Daudet, Gertrude Stein, Ludmila Oulitskaïa...
Comment vous est venue l’idée de ce programme ? J’ai éprouvé très récemment un grand plaisir à lire des portraits d’hommes et de femmes que Michel Déon a rencontrés en Irlande quand il y vivait encore.
Ne pourrait-on pas utiliser le terme "exposition-lecture" pour qualifier votre programme ?
Ce que je peux dire, c’est que dans le temps de la lecture, je ressens la sensation étrange que tous ces hommes et femmes sont invités à se rencontrer là, sous nos yeux, et ces rencontres étaient parfaitement improbables.
Citez-nous quelques perles de votre collection de portraits ?
Il y a Félicité de Flaubert, la petite Rose de Gertrude Stein et bien d'autres.
L’auditeur traverse votre lecture comme on visite un musée où chacun vit une relation très personnelle avec tel ou tel tableau, portrait ?
Ces portraits nous rappellent combien les différences, les singularités, les défauts, en somme tout ce qui nous rend beaux, insupportables et risibles, fait de l’humanité un peuple d’animaux terriblement attachants.






   
pages érotiques

PAGES ÉROTIQUES

D.H.Lawrence, Junichiro Tanizaki, Louise Labé, Sade, Guillaume Apollinaire, Virginie Despentes, Annie Ernaux, Choderlos de Laclos, Grisélidis Réal, Amin Zaoui, Louis Calaferte...
Quel est l'intérêt réellement littéraire de votre programme ?
Écrire ce qui relève de l’intimité des corps me paraît être une gageure pour l’écrivain.
Parlez-nous de l’histoire de la publication de certains livres, nous pensons ici au problème de la censure ?
La censure a été effectivement tenace pour beaucoup de ces livres. Je pense au roman Lady Chatterley qui a été seulement autorisé à la publication en 1960. Mais tous ces livres ont circulé sous le manteau à peine l’encre était sèche.
Ces "Pages Érotiques" ne sont probablement pas à mettre dans toutes les oreilles ?
Il y a effectivement beaucoup de résistance à écouter les mots du corps qui jouit de l’amour. J’en suis toujours surprise compte tenu de ce que ces mêmes personnes regardent de nos jours sur les écrans sans aucune réserve. Cela prouve certainement que l'intimité des mots écrits a une puissance d’évocation plus profonde.