Lecture en duo avec un musicien, la
lecture-concert suscite un plaisir singulier qui n'est pas celui de la littérature ni celui de la musique. Elle
place l'auditeur aux frontières du son et du sens, elle élargit le
champ des interprétations possibles du texte littéraire et de l'oeuvre
musicale.
(Durée d'une lecture-concert environ 1h15)
road-movie poétique et musical LA TRANSE DES MOTS
Ecritures contemporaines et guitare électrique Frédérique
Bruyasvoix Pierrejean Gaucher guitare électrique Poème-chorus, litanie rêvée, rimes
électriques, La transe des Mots est un road-movie poétique et musical qui traverse à bout de souffle
les territoires intérieurs de quelques hommes de paroles. Poèmes de
Roberto Juarroz, Jack Kerouac, Ghérasim Luca, Jacques Rebotier,
Jacques Roubaud, Christophe Tarkos... Musiques de Miles Davis,
Charles Mingus, Led Zeppelin, Frank Zappa, compositions et
improvisations de Pierrejean Gaucher...
récits de voyages et musiques du monde LE CHANT INQUIET DES ÉLYTRES
Hommage à l'écrivain voyageur Nicolas Bouvier Frédérique
Bruyas
lecture Adeline Leccevioloncelle
Le chant inquiet
des élytres
est un voyage littéraire et musical où les espaces traversés se
confondent avec les cheminements intérieurs d'un homme à l'écoute du
monde. Le vol nuptial des termites, le sommeil d'un marchand de
cercueils à l'heure de la sieste ou l'agonie d'un rat dans un café
bosniaque sont autant de leçons pour le voyageur solitaire - leçon
de vie, leçon de mort.
L'usage du monde ou Le poisson-scorpion, Le dehors
et le dedans ou L'échappée belle nous livrent quelques
récits à l'humour tendrement féroce où bruissent encore les échos de
mélodies lointaines. S'il tend l'oreille, l'auditeur-voyageur
entendra s'élever du violoncelle les sonorités inouïes du
kamatché arménien ou de la vièlecheval de Mongolie.
concert-littéraire COMME SI LA TERRE PARLAIT
Littérature et écologie Frédérique
Bruyas
lecture Adeline Leccevioloncelle
Textes extraits
de Contre les bêtes de Jacques Rebotier,Woods’town d’Alphonse Daudet, Les travailleurs de la mer
de Victor Hugo, Le signe = de Christophe Tarkos, La chair de l’homme
de Valère Novarina, La steppe d’Anton Tchekov…
Musiques pour violoncelle solo de Max Reger Suite N° 3 extrait,
François Rossé Arbre, Benjamin Britten Lamento de
la suite opus 72, Kaija Saariaho Papillons III & IV... et
improvisations de Adeline Lecce. Les auteurs de ce programme portent tour à tour sur la relation que l’homme entretient avec la nature un regard amusé, émerveillé, acéré ou révolté et renouvellent notre attention au monde. Il y a Jacques Rebotier qui prend la parole pour la défense des animaux, Alphonse Daudet qui nous rappelle avant l’heure que la forêt amazonienne est le poumon de la terre, Christophe Tarkos qui observe avec humour les richesses de nos poubelles, Anton Tchekov qui célèbre l’infinie beauté de la nature et Valère Novarina qui fait couler nos larmes avec l’eau des rivières…
lecture-spectacle CELLES-QUI-BRISENT-LES-TABOUS
Hommage à quelques femmes de lettres africaines Frédérique
Bruyas
lecture Adama Biloroubalafons, djembé Fanta Dembele
chant, danse
Des voix de femmes qui osent dire les fléaux mais aussi les espoirs d’un continent, l’Afrique.
Egypte Joyce Mansour,
Pandémonium, in Prose et Poésie, Ed Actes Sud - Côte d’Ivoire Véronique Tadjo,
L’ombre d’Imana Voyages jusqu’au bout du Rwanda, Ed Actes Sud
- Côte d’Ivoire Véronique Tadjo, Reine Pokou, Ed Actes Sud
- Sénégal Ken Bugul, De l’autre côté du regard, Ed Motifs/Le Serpent à Plumes
- Sénégal Ken Bugul, La Pièce d’or, Ed Ubu éditions
- Cameroun Léonora Miano, Contours du jour qui vient, Ed Plon
- Sénégal Fatou Diome, Le ventre de l’Atlantique, Ed Anne Carrière...
lecture bilingue et arts numériques THIS WORLD IS NOT CONCLUSION
Hommage à Emily Dickinson Poèmes extraits des Cahiers Cousus Christophe Marchand-Kiss
traduction Frédérique Bruyas
voix (français/anglais) Vincent
Brédif création musicale wall°ich
création vidéo
Guillaume Le Boisselier métaguitares
Emily Dickinson creuse la langue anglaise et invente une langue
instable dans des rapprochements d’images
et de notions contradictoires. Elle crée un no man’s land où peut
s’installer un dialogue incessant entre réalité/illusion,
création/destruction, joie/désespoir.
A partir d’une traduction originale de Christophe Marchand-Kiss,
Frédérique Bruyas met en résonance les langues anglaise et
française de quelques poèmes extraits des Cahiers Cousus. Envisagées
dans un jeu d’ombre et de lumière, les langues s’échangent les
rôles, s’épousent, se suivent ou s’ignorent l’une l’autre.
La musique élémentaire et organique de Vincent Brédif crée l’énergie
vitale propre à chaque mouvement du poème.
La création vidéo de wall°ich joue sur les croisements d’images de
synthèse et de réalités (parallèles) à différents niveaux de transparence.
Douze poèmes, comme autant de mondes possibles où la voix, la
musique et l’image tissent un paysage mental sensible aux forces de
création et d'anéantissement.
concert-littéraire JE ME SUIS REMISE À
L'ATTENDRE... Eros et Thanatos Frédérique
Bruyas
lecture Adeline Lecce
violoncelle
Elles nous provoquent, nous bouleversent avec la force des mots
arc-boutés contre l'ennemi - le temps. Elles nous parlent d'un amour
qui défie la mort. Elles l'écrivent dans un style éblouissant qui
interroge notre nature profonde d'"êtres de langage". Alors, la
musique de notre temps devient espace de résonance, chambre d'échos
à nos pensées intimes. Textes de Marguerite Duras, Sylvie Germain,
Camille Laurens, Marguerite Yourcenar... Musiques de Georges
Aperghis, Luciano Berio, Philippe Boivin, Alexandre Delgado...
lecture-rencontre et
musique orientale BAGDAD
À
CIEL OUVERT Autour du poète irakien Salah Al
Hamdani Frédérique
Bruyas
lecture Salah Al Hamdani
lecture Ahmed Mukhtar luth oriental
Bagdad à ciel ouvert
est un voyage littéraire et musical où les espaces traversés se
confondent avec les cheminements intérieurs d'un homme à l'écoute du
monde. Poésie-parole, pensée-récit, les mots de Salah Al Hamdani
circulent d'une forme à l'autre sur le fil d'une écriture qui se
tient toujours au plus près de l'incandescence du sentiment. Les
langues arabe et française tissent une trame serrée où l'exil se dit
dans la polyphonie des voix. Le oud fait vibrer ses cordes dans les
silences de la parole. La musique virtuose de Ahmed Mukhtar vient au
secours de l'homme qui ne peut plus parler.
concert-roman LE RÊVE DE LA FEMME DU PÊCHEUR
D'après le roman poétique de Huguette Légaré
"La conversation entre hommes" Frédérique
Bruyas
lecture Lydia Domancich
clavier
Une femme prend la parole pour dire son
plaisir à jouir du monde qui l’entoure. La forêt et la mer
fondent sa logique imaginaire et font de son corps le corps
du monde : arbres, vent, mer, sel, scorpène... La parole de
cette femme, dans sa poétique de l’unité franchit
constamment les limites des champs sémantiques de la mer et
de la forêt. Toutes les analogies, comparaisons et
métaphores disent cette cohérence. Ses monologues intérieurs
s’écoulent comme autant de circonvolutions de la pensée et
donne à entendre une polyphonie hallucinée, une litanie
vertigineuse, un chœur féminin des jouissances de la vie.
Elle est multitude des sens. Elle est l’imaginaire des sens.
En avançant vers sa propre parole, le femme du pêcheur
échappe à l’analyse psychologique et à l’abstraction. C’est
au terme de cette intime traversée que le rêve de la femme
fera place à une musique de silence.
lecture-spectacle L'ÉCRITURE
DES PIERRES
D'après l'oeuvre poétique de Roger Caillois Frédérique
Bruyas
lecture
Emmanuel Dilhac
artmonium de pierres
Pour Roger Caillois, la poésie est
l'aboutissement d'un long et difficile parcours. Toute son oeuvre se
résume à tenter de mettre en lumière "un aperçu sur l'unité et la
continuité du monde physique intellectuel et imaginaire ou premiers
éléments d'une poétique généralisée". Ce que Caillois lit dans les
pierres ce sont" les signes multiples et conjugués de la cohérence
du monde", c'est "l'écriture permanente du monde".
Il postule une "poésie généralisée", c'est-à-dire une poésie qui
s'applique à l'ensemble des êtres et des choses, à la totalité de
l'univers. Alors "poésie sans image, presque imperceptible, au
premier abord toute comparable à la prose et pourtant la plus
éloignée d'elle. L'expression est nue, d'un dépouillement total,
d'un naturel presque trivial, semblable à celui de la première
phrase venue. Mais la différence lentement se fait connaître. La
banalité apparente manifeste peu à peu de singuliers pouvoirs". Je
souhaite donner à entendre cette voix singulière qui est celle de
Roger Caillois.Elle est
faite d’un alliage précieux qui celui d’une parole où la pensée se
donne à voir dans ses errances, ses tâtonnements et ses victoires.
C’est à l’écoute de cette pensée-parole que nous engage l’écriture
de Roger Caillois. Alors, d'une part faire découvrir des textes
extraits de certaines de ses œuvres autres que ses recueils
poétiques, comme Le fleuve Alphée, Le champ des signes et
Esthétique
généralisée, et d'autre part quelques-unes de ses méditations
poétiques avec des textes extraits de Pierres, Pierres réfléchies et
L'écriture des pierres.
road-movie
littéraire et musical
LECTURES AMÉRICAINES
En voyage avec Jack Kerouac, John
Dos Passos, Tennessee Williams, Toni Morisson, Paul Auster, John
Irving, Richard Brautigan, Henry Miller... Frédérique
Bruyas
lecture
René Miller
guitare blues, chant
La littérature américaine fait une large place au rêve, au fantasme,
à la méditation, et ne cesse d’inventer des ailleurs, d’explorer des
territoires au-delà du réel. Mais elle est avant tout nourrie par la
contestation, le fort désir de mettre à mal ce
"rêve américain" cause de tant de désillusion et de
désespoir. Nombreux sont les auteurs comme Jack Kerouac à avoir
puisé leur inspiration à
l’écoute des musiques rebelles, le blues, le jazz et le rock, pour
écrire dans cet intervalle entre ce qui est et ce qui devrait être.
Ces Lectures Américaines retrouvent ici leurs origines au son du
blues de René Miller
lecture-concert
TOTEM
Autour du recueil de poèmes-photos TOTEM de Suzanne Doppelt édités chez P.O.L (2002) Frédérique
Bruyas
lecture
Erik Baron
basse électrique
Yumi Fujitani
danse
Chaque texte se dresse à la manière d’un totem, se verticalise comme
la parole qui a besoin de la colonne d’air pour mettre l’air en
vibration et entrer en résonance avec la terre.
Chaque texte questionne les rapports de l’homme avec le monde dans
ce qu’ils peuvent avoir de primordial ; les esprits, les animaux,
les entremondes, …
Sensations d’être traversée par une parole essentielle qui convoque
le son et le geste, non seulement ceux de la projection vocale mais
celui de la musique et de la danse.