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ceux-qui-pensent-tout-seuls
collection DVD
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Au sein du label DVD VOUÏR, la collection Ceux-qui-pensent-tout-seuls cherche à donner voix, sons et images à des écritures poétiques
singulières. Chacune d’elles, Gertrude Stein, Nicolas Bilder, Joyce
Mansour, Emmanuel Pereire, Emily Dickinson deviennent l’objet de notre
contemplation : celle du fonctionnement interne d’une pensée
polyphonique qui se cherche, se perd, se suspend, s’emballe au rythme de
ses tâtonnements, errances, courts-circuits, brusques bifurcations et
erreurs d’aiguillage.
Cette collection est un dialogue, trilogue, infinilogue intérieur entre
des mots, des images et des sons ; un monde en processus, en archipel,
où chaque élément, parfaitement autonome, entre dans le jeu d’une
combinaison vertigineuse.
Cette collection veut lutter contre une langue univoque pour retrouver
toute la force de l’imaginaire, pour affirmer la possibilité d’une
interprétation qui n’aurait pas de limites. La subjectivité est
l’essence même de notre pensée qui ne peut se limiter sous peine de
s’annuler.
Cette collection est habitée par la présence d’un corps qui écoute et
regarde. Ce corps est celui du spectateur, au sens de spect-acteur.
En présence d’un tel objet, il peut s’il le désire se projeter derrière
l’image, passer de l’autre côté du miroir. Cette traversée fait de
l’interprétation une aventure laissée à l’initiative du spectateur en
quête de sa propre énigme.
Cette collection est celle de l’imprévisible. Ce qui surgit pour la
première fois est un non-lieu de la pensée qui ne connaît pas de
contours définis. Ne plus s’appartenir, être soi-même ravi par soi-même,
c’est se risquer à s’élancer, à se jeter hors de soi. Vertige de la
première fois, de ce dehors qui nous appelle. Le dehors d’une pensée qui
se réinvente, qui soudain nous échappe et nous engage à reconnaître ses
échappées.
Frédérique Bruyas, co-directrice artistique
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EMILY DICKINSON
(DVD durée 55')
This World is not Conclusion
Textes choisis et dits par
Frédérique Bruyas
Mise en sons
Vincent Brédif
Mise en images wall°ich
(Poèmes traduits de l'anglais par
Christophe Marchand-Kiss)
Emily Dickinson creuse la langue
anglaise et invente une langue instable dans des
rapprochements d’images
et de notions contradictoires. Elle crée un no man’s
land où peut s’installer un dialogue incessant entre
réalité/illusion, création/destruction, joie/désespoir.
A partir d’une traduction originale de Christophe
Marchand-Kiss, Frédérique Bruyas met en résonance les
langues anglaise et française de quelques poèmes
extraits des Cahiers Cousus. Envisagées dans un jeu
d’ombre et de lumière, les langues s’échangent les
rôles, s’épousent, se suivent ou s’ignorent l’une
l’autre.
La musique élémentaire et organique de Vincent Brédif
crée l’énergie vitale propre à chaque mouvement du
poème.
La création vidéo de wall°ich joue sur les croisements
d’images de synthèse et de réalités (parallèles) à
différents niveaux de transparence.
Douze poèmes, comme autant de mondes possibles où la
voix, la musique et l’image tissent un paysage mental
sensible aux forces de création et d'anéantissement. |
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GERTRUDE STEIN
(DVD durée 57')
Strophes en méditation
Textes choisis et dits par
Frédérique Bruyas
Mise en sons et en images wall°ich
(Poèmes traduits de l'américain
par Christophe Marchand-Kiss - avec l'aimable
autorisation de Editions Textuel)
Pensées disjointes qui s’enroulent et se déroulent
comme autant de circonvolutions d’un cerveau qui ourdit
le monde. Ces 15 strophes ont chacune leur géographie
particulière faite d’un subtil mélange de proche et de
lointain, de fulgurances et de réminiscences, sans
jamais de destinée prévisible. Elles s’adressent à soi,
à l’autre, aux oiseaux qui passent. Ilots poétiques que
l’on cherche vainement à décrire, à suivre, à
comprendre. Abandonner toutes tentatives de réponses,
rester dans le pur questionnement que chacune des
strophes représente et l’intimité de ces méditations à
voix haute nous atteigne et nous parle au plus près de
nous sans savoir par quel miracle cela s’opère. Il
serait bien difficile d’en dessiner les contours.
"Elles ne viennent pas en leur compagnie
Ou en concluent plutôt qu'elles sont inconnues
Elle pouvaient prendre du plaisir quand elles
changent..."G.S
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